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mardi 27 octobre 2015

Multimètre numérique 'very old style'

Il m'arrive parfois, les beaux dimanches matin, d'aller flâner en ville et de traverser un marché aux puces, toujours curieux de ce qu'il est possible d'y trouver. Et ce dimanche dernier, j'ai acquis pour la modique somme de 5€ HT, un superbe multimètre de marque Schneider Electronique, un Digitest 200.

La 'bestiole' est vendue comme non fonctionnelle. Voici à quoi ressemble ce multimètre en cours de maintenance :

Avec le côté 'processeur' du circuit imprimé...

et le côté affichage du circuit.
Hum, du vrai vintage ça. Après nettoyage des différents contacts du circuit imprimés, la 'bête' commence à donner des signes de vie mais ne mesure pas grand chose. Il est alors temps de se pencher sur les fusibles de protection dont est muni l'appareil, et de les changer parce que tous défectueux :

Les fusibles sont bien mal en point!
Rien de plus. Après remontage quasi complet de l'appareil, passons aux tests :

Tout simplement!
En fait, avant de procéder au remontage, j'ai nettoyé à l'eau savonneuse les deux parties de la coque. Parce qu'avec ce bel orange 'seventies', il aurait vraiment été dommage de ne pas en profiter. Les mesures effectuées avec cet appareil ont fait montre d'une très belle précision puisque comparé à d'autres appareils que je possède, il s'est avéré très proche du Fluke 289 :

Légende entendue : photo de famille.
Au troisième digit, ce multimètre Schneider s'est même avéré légèrement plus précis que le UT61E de UNI-T. Evidemment cet ancien appareil n'est ni TRUE RMS, ni RMS du tout d'ailleurs mais qu'importe, avec son superbe afficheur LED bien visible en toutes circonstances, voilà un auxiliaire de travail tout trouvé pour épauler les autres appareils lors de séances de réglages des courants de repos d'amplificateurs par exemple...

Un appareil 'Made in France' par Schneider Electronique, 27-33 rue d'Antony 94150 Rungis, comme c'est indiqué sur la fiche signalétique. Par contre, je n'ai pas trouvé la moindre date de fabrication que je situe fin des année 70, tout début des années 80. D'ailleurs si quelqu'un pouvait me donner des précisions sur cet appareil, parce que je n'ai trouvé aucune documentation sur Internet!

dimanche 25 octobre 2015

Développement durable et autres fanfaronneries....

[Novembre 2017]

Bien que ce billet ne fasse pas parti des sujets les plus lus de mon blog, sans doute à cause du titre que je vais d'ailleurs modifier, dans la série développement durable et projets morts-nés : l'hydrolienne :


'Petit' projet à 200M€ quand même, initié dans la grande période euphorique du développement durable post 2007, dont le but purement et exclusivement utopique vient donc de trouver son épilogue.

Puisqu'il faut trouver une excuse valable ou du moins présentable au grand public, il est évoqué le dysfonctionnement d'un composant :


On ne saura jamais lequel. Pas plus d'ailleurs que si c'est vraiment un composant défectueux qui est la cause de l'arrêt de cette expérimentation, ou plutôt un projet à la base stupide, puisqu'il y a bien d'autres façon de récupérer 'plus facilement' de l'énergie, ou tout simplement absolument pas rentable. Et puis de toute façon, le 'moment' du développement durable dans l'énergie est résolument passé, et EDF investi depuis déjà des années dans des panneaux solaires à l'étranger (investissement strictement financier et non développement durable), peut-être avec l'argent du contribuable, celui-la même qui devrait prévoir et permettre la sortie du nucléaire. Vous me direz que je vois le mal partout. A vous de juger!

Et puisqu'après l'excuse 'discutable', il faut bien justifier quand même la dépense de cette somme :

"Une fois la technologie confirmée sur le projet expérimental canadien de Cape Sharp, EDF sera en capacité de lancer la phase industrielle du projet Normandie Hydro" indiquent EDF et Naval Energies.

On se doute bien. Et de la sorte, il sera très facile pour les contribuables français de juger de l'avancement des expérimentations au Canada.

Petite prospective : disons que si la technologie s'avère 'à peu près' rentable à terme, il est fort à parier que ce soit une boite canadienne qui installe, mais sous le très haut patronage d'EDF, le matériel en Normandie. Un bon coup de pub à faible risque est toujours bon à prendre. Serait-ce un transfert de technologie qui ne dit pas son nom?

Moi, je trouve que ça fait tâche quand même :


Avoir casé ce 'fait divers' à la rubrique Développement Durable, quand même!!!


[Octobre 2015]

Une petite brève concernant la 'notion' de développement durable, les énergies renouvelables, et l'interprétation libre qui en est faite dans notre belle contrée.

Ou : quid de l'éolienne du Lycée Eric Tabarly des Sables d'Olonne!

En 2008, durant la grande période politico-médiatique du développement durable, fût commencée la construction effective du Lycée technique Eric Tabarly aux Sables d'Olonnes. L'aspect novateur de ce lycée en matière de traitement de la consommation énergétique fût largement médiatisé. Trois sources principales d'énergie 'alternative' devaient amener à une réduction de la consommation globale de l'établissement.

De ce qu'il me fût possible de constater à l'époque en passant devant cette construction, j'avais pu identifier trois sources potentielles d'énergie 'locale': du solaire thermique, du photovoltaïque, de l'éolien.

Image promotionnelle récupérée sur le web.
Ces trois sources d'énergie ont bien évidemment toutes été installées et, passant régulièrement devant l'établissement, j'ai pu constater la mise en place et le fonctionnement de l'éolienne prévue. Bien! C'était il me semble courant 2009.

Me faisant plus rare dans la région ces derniers mois, c'est avec étonnement que j'ai retrouvé, en juillet de cette année, cette belle éolienne en légère difficulté :

JUILLET 2015.
Photo personnelle.
J'ai donc tenté d'obtenir quelques informations sur la situation de cette machine. J'ai juste pu 'savoir' que, suite à un problème technique que j'ignore, la mise à terre de l'appareil a été décidée en début d'année 2015 (il me semble) afin d'éviter tout problème de sécurité. Il est possible d'imaginer qu'il s'agit donc d'un dysfonctionnement se situant au niveau du rotor puisque le mat avait sans doute été correctement fixé.

Cependant, j'ai aussi pu apprendre que la remise en fonctionnement de cette source d'énergie durable 'devait certainement' être considérée à la rentrée scolaire et que fin d'année, des travaux de remise en fonction allaient être entrepris.

Or, le hasard à fait que j'ai de nouveau eu l'occasion de repasser devant ce lycée ces derniers jours (fin octobre). Voilà ce que j'ai pu constater de la remise en fonction de la machine :

OCTOBRE 2015.
L'été est passé, l'herbe est de nouveau verte.

10 JANVIER 2016.
'Happy new year'.
Janvier 2016 : D'après des sources 'proches du dossier', Le cas de cette éolienne pose toujours problème au sein de la direction de l'établissement. Problème de deux ordres, technique et financier.
Financier puisqu'il 'semblerait' difficile d'obtenir de la région (financeur du projet) l'aide appropriée nécessaire à la prise en charge d'une éventuelle réparation. Technique puisque il 'semblerait' que l'entreprise ayant fourni la prestation d'installation de cette éolienne.... n'existe plus.
Moi j'ai dit bizarre? Comme c'est étrange!

En considérant tout le côté 'publicité' politico-médiatique sur le sujet, passé de mode, ainsi que les restrictions budgétaires conduisant aujourd'hui à des prises de décisions souvent arbitraires et donc, indiscutables, il est fort à parier que cette éolienne finisse sa courte vie de cinq  années à la décharge. Non?

L'ensemble des sources d'énergies renouvelables était censé fournir 15% des besoins de l'établissement (fiche-reference-789 Indiggo, toujours disponible librement sur le web à la date de ce billet). Qu'en est-il aujourd'hui?

Une image retrouvée sur le web, ce à quoi cela 'ressemblait en vrai' à la livraison de l'établissement :



A suivre...

Février 2017 : clap de fin!


Comme cela était prévisible, toute trace de l’éolienne à été effacée.

Je n'ai pas obtenu la date réelle de l’enlèvement de la machine, mais ce fût en 2016, soit moins d'un an après ce que j'écrivais plus haut quant à l'avenir de cet 'instrument politico- promotionnel'. L'évidence était donc bien... évidente.

La raison invoquée : réparation trop chère. Je n'ai pas eu 'la chance' d'avoir accès à la mécanique mais il n'est pas sûr que la panne n'ait pas été réparable à coût largement raisonnable. Le problème est que d'une part les entreprise 'compétentes' sur ce genre de 'petit matériel' n'existent plus, et qu'il aurait fallu des ressources en interne pour gérer le dossier.

Ressources internes qui globalement se réduisent, disparaissent, et sont en fait et de façon tout à fait tendancieuses et cachées, transférées à la sphère privée.

Le 'mirage du développement durable' initié sous le 'règne' de nicolas sarkosy a, comme tous les mirages politicos-emfumatoires électoralistes, fait long-feu. L'électronique, l'informatique, les bios-tech, les nano- particules, le développement durable, et en fait même carrément rien sous hollande (le règne du vide absolu mais rempli quand même de french-tech!), nous amène tranquillement vers celui de la 'transition énergétique'.

Il est cependant fort à parier que cette 'nouvelle direction' vers laquelle toutes les énergies doivent se concentrer, se fasse de façon plus 'brutale', plus dispendieuse pour le contribuable et en dehors du contrôle de la sphère publique, privatisée aujourd'hui à marche forcée (normes contraignantes, lois, décrets etc etc...) par les détenteurs des pouvoirs nationaux et locaux. La 'communication d'acceptance' politico-médiatique vers le 'bon peuple' à déjà commencé!
  

lundi 19 octobre 2015

Micromite over the air!

Yes, I like the Micromite IC and especially the MKII version.

The main page of the Geoff's site.

It's about time to create a usefull aplication with.
So, why not to use this circuit with a wifi connection?

Ok, let's go : one wifi board ESP-01 available for a few dollards on the web; a micromite MKII dev board available here; and a tiny LCD display for autonomous use.

The WIFI module.
We need to change the firmware of the ESP-01 to provide a very easy to use serial like communication. You can find all the informations about this procedure at Jeelabs site. And, that's all.

I connected the ESP8266 board with the COM1 basic port of the Micromite, and a 2x16 LCD display as it's explained in the MKII Basic manual.

Some lines of BASIC :

SetPin 15, DOUT
Open "COM1:115200" As #1
Pin(15) = 1

LCD init 18,14,3,25,16,17
LCD 1, 1, "COMMAND AMOUNT :"
Cmd = 0

Do
  Line Input #1, dat$
  Select Case dat$
    Case "led_on"
      Pin(15) = 0
      Cmd = Cmd + 1
      Print #1, "Command nunber ", Str$(Cmd)
      Print #1, " ->Led ON"
      LCD 2, 1, "                "
      LCD 2, 1, Str$(Cmd)
    Case "led_off"
      Pin(15) = 1
      Cmd = Cmd + 1
      Print #1, "Command number ", Str$(Cmd)
      Print #1, " -> Led OFF"
      LCD 2, 1, "                "
      LCD 2, 1, Str$(cmd)
    Case Else
      Print#1, "Enter led_on or led_off"
  End Select
Rem  EndIf

It's not a very efficient basic program but I realized this in five minutes.

To test the system, simply connect with a telnet programm at www.electrodiy.com (not the week-end) and switch ON or OFF the led on board, and see the result in your telnet emulator. On my side, I can follow the number of operations directly to the display.


Funny and easy to realize!

I plan to create a more complexe board with a FCC ESP8266 module to take control of my house!

Les soldes d'hivers....

...Ou la réparation d'un amplificateur audio-vidéo Cambridge Audio AZUR 540R.

Image récupérée sur le net.

Mise en situation : au début du mois de septembre, je 'tombe' sur l'annonce d'une personne qui vend cet amplificateur en panne. Le dysfonctionnement annoncé indique qu'il n'y a plus de son en sortie. Ou tout du moins, un très léger 'bruit' sur une des voies stéréo et rien du tout sur l'autre. La propriétaire s'est 'logiquement' tournée (avec un 'e' parce qu'il s'agit d'une propriétaire) vers un revendeur qui lui a suggéré l'expédition du produit à la maison mère, en Angleterre. Le prix demandé pour cet appareil en panne est de 30€. A ce prix-la, je me dis que même si l'amplificateur est irrécupérable, j'aurai acquis un transformateur toroïdal de bonne facture à prix très intéressant (sous réserve que ça ne soit quand même pas lui la source du problème). Je tente donc le coup!

A noter que question obsolescence programmée, on ne fait pas mieux, et sous divers aspects, même si le discours de ceux qui 'encaissent l'argent' pourrait être accepté (pour votre bien et votre confort). Une occasion de 'descendre en règle' ces gens :

  • L'industrie de l'audio-visuel et plus généralement de l'entertainment : il est très facile de 'programmer' les cycles de renouvellement des matériels. Un des moyens les plus pertinent est la norme. Cet appareil, censé décoder certains formats audio étendus possède des entrées/sorties de commutation vidéo de type s-vidéo et vidéo composite. Il a 'suffit' de changer les normes d'échange vidéo en passant le tout au HDMI pour rendre instantanément ce type d'appareil hors sujet. L'effet immédiat est l'effondrement du prix d'occasion et l'idée même de réparation de cet ampli totalement inappropriée. Ce type d'amplificateur se 'négocie' aujourd'hui autour de 150€. Ce qui est ridicule étant donné que toute la partie décodage numérique est toujours d'actualité (si tant est que la mode du home cinéma existe toujours), et que pour ce prix, on dispose tout de même d'un amplificateur de bonne qualité, équipé d'un tuner FM (pour ceux qui écoutent encore la radio hertzienne) et même d'un codeur audio-numérique.
  • Les revendeurs. De ce qui vient d'être écrit, il est facile de comprendre que cela n'intéresse pas du tout le revendeur d'offrir un service de dépannage. Pour un appareil de cette valeur 'résiduelle', il lui est impossible de passer plus de 10mn de résolution de la panne. Ce qui ne va pas dans l'histoire, c'est que le revendeur continue 'd'enfumer' le client en lui faisant 'croire' qu'il est possible que quelqu'un s'occupe, un jour, du problème. Le revendeur est dans son rôle, il ne doit pas faire paraître au client qu'il est en train de le laisser tomber.
  • Le fabricant. En tout premier lieu, celui-ci pourrait créer un appareil modulaire ou il serait possible d'échanger certaines parties. Les entrées/sorties pourraient se situer sur une carte électronique à part qu'il suffirait d'échanger pour adapter la machine aux nouvelles normes. De fait, c'est ce qui est fait dans cet appareil. Les entrée/sorties sont situées sur des circuits imprimés autonomes reliés par des câbles à la carte numérique. La carte numérique est elle aussi bien séparée de toute la partie amplificateur. En un mot, la majeur partie de cette machine pourrait être mise à jour pour continuer de fonctionner. Les avantages seraient un service client réellement présent, une valeur intrinsèque des matériels plus élevée et donc un prix d'achat plus élevé et un gaspillage de matières premières largement moindre. C'est aussi simple à faire que ce qui est fait aujourd'hui. Et beaucoup plus amusant aussi pour les développeurs parce qu'il faudrait faire réellement preuve d'ingéniosité. Il faudrait 'simplement' que tout les créateurs de matériels soient obligés de le faire pour ne pas créer de distorsion de concurrence. Ceci recréerait aussi, et surtout, de l'intelligence 'finale' puisqu’il faudrait des personnes compétentes de proximité pour effectuer les mises à jour. Bref, un cercle vertueux qui ne peut être mis en place que par le législateur. Hélas, il est plus 'profitable' pour ce dernier de 'parier' sur une croissance que de prendre de vraies décisions de terrain susceptible de profiter au plus grand nombre, quitte à créer pour le coup, de la distorsion sociale : débat de société...
Et de façon plus générale, il ne devrait pas être autorisé de commercialiser des appareils dont tout ou partie des circuits imprimés sont réalisés sur du PAPIER PHENOLIQUE. Oui oui, vous lisez bien, du papier. Ce type de circuit imprimé, aussi appelé backélite ou FR2 pour la désignation industrielle est une vraie plaie. Utilisé en simple face, avec des trous non métallisés et trop grands pour permettre le retrait de la soudure, s'est une source de problème programmée pour les 4 à 5 ans.
 
L'argument du prix de revient de ce type de circuit imprimé par rapport à de la vraie résine d'époxy ne justifie plus aujourd'hui son emploi, notamment du fait des prix possibles en Chine, par exemple, pour du circuit imprimé de bonne qualité. Et oui, plutôt que de se servir de la mauvaise façon des capacités de productions chinoises, il aurait été possible d'en profiter pour monter en gamme à prix pratiquement constant.
En un mot, sachez que lorsque vous achetez un appareil grand public contenant un ou des circuits imprimés en backélite, le constructeur de cet appareil vous prends pour un/une total(e) idiot(e) et vous fait acheter du déchet neuf : tout simplement. D'autre que moi le disent : ici par exemple.

Revenons à nos moutons...

Le branchement de l'appareil et l'écoute au casque confirme le problème. Une voie est totalement muette et l'autre voie me permet à peine de discerner des résidus d'une émission radio, j'utilise le tuner FM.

Après un démontage à minima de la machine, je piste les signaux à l'oscilloscope et tombe assez rapidement sur ce qui me semble être la source du problème :

Voie gauche en pleine saturation.

Il y a de la vie sur la voie de droite mais à très faible niveau.
Pour en arriver à ce premier diagnostic, je suis parti des signaux audio fournis par le tuner, calé sur une radio FM. En sortie, les signaux de ce tuner me semblaient tout à fait corrects. En suivant leur cheminement, je suis parvenu à un circuit intégré présent sur le circuit imprimé de base de l'amplificateur, un TC9162AN. Après quelques recherches sur le net, je trouve l'information. Il s'agit d'un switch analogique dit 'haute tension'. En un mot, il s'agit du circuit qui commute les différentes entrées audio pour les router vers le préamplificateur. La doc. de ce composant peut se trouver ici, tout du moins tant que le lien reste fonctionnel.

Je pousse un peu l'investigation sur ce circuit intégré et compare les signaux en entrée et sortie d'une des voies :

Signal de 400mV crête à crête centrée sur 0V (entrée CA de l'oscilloscope)
 
Signal positif de pratiquement 2V!!!
La voie de gauche est bien en saturation à la sortie de ce circuit intégré, bien que le signal d'entrée semble correct. Pour valider définitivement la mise en cause de ce circuit, je court-circuite volontairement les entrées/sorties gauche et droite de ce TC9162 tout en ayant au préalable vérifié qu'un condensateur de liaison était bien placé entre la sortie de ce circuit intégré et l'entrée du préamplificateur afin d'éviter tout risque de saturation de l'étage de puissance. Je tiens à conserver vivantes mes enceintes au cas ou les protections de l'ampli de puissance ne fonctionneraient pas! Cette intervention effectuée, je constate la présence normale du sons au casque. Ce composant TC9162 est donc bien en panne.

Il ne 'reste plus' qu'à se procurer un circuit intégré neuf. Ou ça? En Chine, encore. Comme beaucoup de matériels sont fabriqués dans ces contrées, les stocks de composants restants ne sont pas détruits mais mis sur le marché 'parallèle'. Ce qui pose d'ailleurs certains problèmes, il est toujours possible de recevoir des composants défectueux ou carrément des fakes. Je tente ma chance avec un distributeur 'réputé' :  UTsource (publicité gratuite...). Quelques semaines plus tard, je reçois le paquet cadeau :

Pas d'informations personnelles ;-)
En fait, pour 'diluer' les risque, j'en ai commandé trois pour la modique somme de 7,15€, port compris, évidemment!
Ce composant ne possède pas un pas de 2,54mm standard pour les broches mais un pas plus fin. Ne possédant pas de support de composant adapté, je dois me résoudre à remplacer directement l'ancien composant par le nouveau, sachant que si cela ne fonctionne pas, il me faudra démonter de nouveau une bonne partie de l'amplificateur pour y avoir de nouveau accès. Voilà ce que je veux dire :

Pas très facile d'accès!
De plus, la carte ou se situe ce circuit intégré est donc en... backélite (vous en tirerez vous-même vos conclusions!). Il faut donc ne surtout pas surchauffer les pistes de cuivre sous peine de les voir se décoller et/ou se casser et ainsi rendre très difficile le simple remplacement du circuit. Impossible aussi d'employer la pompe à dessouder, c'est quasiment l'assurance du décollage des pastilles de cuivre. La seule solution c'est l'emploi de la tresse à dessouder en faisant bien attention de ne pas s'attarder sur les points ou la soudure doit être enlevée. Ces précautions prises, l'opération s'effectue sans problème :

Côté soudure...
et côté composants.
Et voilà, opération terminée. Une fois la fastidieuse étape de remontage des différents circuits imprimés effectuée et la remise en boîte, elle aussi longuette, il ne restait plus qu'à tester la machine en espérant que le circuit remplacé soit bien le circuit attendu et fonctionnel. La chance était de mon côté ce jour-là, cet amplificateur a fonctionné du premier coup!

Tant que j'y étais, j'en ai aussi profité pour remplacer le codeur incrémental utilisé pour le contrôle du volume. La télécommande de l'appareil étant visiblement perdue, ce codeur a été assez sollicité. Et, comme ce sont des codeurs de bas de gamme, ils deviennent assez vite inopérants, ce qui conduit à pratiquement l'impossibilité de réglage du volume. Je l'ai quand même remplacé par le même modèle, ce qui devrait tenir quelques années en usage modéré. Et de toute façon, en cas de besoin, j'en ai d'autres :

L'ancien codeur, et le paquet d'éléments neufs.
Si je vous disais à quel prix j'ai pu acquérir ce paquet de codeurs neuf, en Chine.... A moins de me procurer une télécommande...

Voilà donc un amplificateur parfaitement fonctionnel, ici en compagnie du CD104 Philips, que je n'ai finalement pas vendu :

'Petit' système sympa, non?
En prime, deux autres contrôleurs de volume en principe fonctionnels disponibles en cas de problème. 

mercredi 7 octobre 2015

Réparation : lecteur CD Arcam Delta 70.2

Il s'agit d'un lecteur CD équipé du 'fameux' TDA1541, considéré comme un des meilleurs convertisseurs audio numérique/analogique. J'ai trouvé ce lecteur en vente dans un état non fonctionnel. Je me suis laissé tenté par l'envie d'entendre ce convertisseur.

Image récupérée sur le net.
La présentation de la machine est on ne peut plus sobre. Le boitier tout en aluminium épais est de bonne facture et s'assemble très facilement. Les touches de la face avant sont assez grandes et précises pour permettre une manipulation aisée. La luminosité de l'afficheur peut être réglée à éteint, semi-luminosité et bien évidemment, pleine luminosité. Cela peut sembler être un raffinement superflu. Il n'en est rien. En semi-luminosité, les indications deviennent bien moins agressives qu'en luminosité maximale et plus lisibles en ambiance 'nocturne'.

J'ai acheté cet appareil avec le défaut annoncé : le moteur du CD fonctionne mais l'appareil ne lit plus les disques optiques.

Au démontage de la machine, la première chose évidente constatée est un problème concernant le détecteur de fermeture du tiroir. Il semble en manquer un bout. Après avoir secoué la machine, 'tête en bas', je découvre sur le plan de travail, la petite pièce mécanique manquante :

L'interrupteur type fin de course et son doigt palpeur cassé.
Il y aurait à dire sur ce contact de fin de course. La partie gauche fait office de palpeur, et est moulée dans le corps du contact. Ce palpeur bouge en fonction de la présence ou non du tiroir. Il y a donc notion d'axe. Et quel est l'élément qui joue ce rôle d'axe? La petite partie fine à droite sur le palpeur, soit, la torsion du plastique!!! Ce n'est pas ce que je considère être une mécanique à toute épreuve. Naturellement, avec l'âge et les contraintes répétées, cette partie se devait de céder.

Sans la détection de tiroir fermé, la logique du lecteur continue à faire fonctionner le moteur de fermeture, tout en empêchant la poursuite de la procédure, à savoir la mise en rotation du disque et la lecture de la T.O.C. Pour effectuer les premiers tests de fonctionnement, j'effectue donc la simulation de fermeture du tiroir en actionnant moi-même ce contact de fin de course à la main.

Et mauvaise surprise : pas de son. Je décide de suspecter en premier lieu la partie conversion audio du lecteur et non pas la  partie contrôle de la mécanique. En effet, la T.O.C étant correctement lue, puis un appui sur la touche 'play' lançant la machine en lecture, je suppose que toute la partie numérique fonctionne.

Pour commencer, je teste les alimentations de la carte de conversion. Pas difficile, le -15V et le -5V du convertisseur TDA1541 sont à 0V. Un rapide coup d'œil aux pistes du circuit imprimé me conduisent à un régulateur négatif de type LM337 qui ne reçoit pas sa tension négative d'entrée. Et pour cause. Juste à côté de ce régulateur, je trouve une petite résistance complètement calcinée :

La résistance en compagnie de 'son' régulateur et des condensateurs de filtrage.
La résistance est non pas coupée, mais présente une résistance de plusieurs dizaines de KOhms, incapable de laisser passer les milli-Ampères nécessaires au fonctionnement du régulateur et du TDA1541. Le code couleur de celle-ci n'est plus lisible, et sa mesure est forcément... fausse! Pour la remplacer, je considère arbitrairement que 200mA doivent suffire au fonctionnement du TDA puisque celui-ci consomme environ 100mA au total et que cette alimentation négative n'alimente QUE lui. Sous 12V de tension à faire chuter, la tension négative non régulée étant de -22V, cela donne une résistance d'une soixantaine d'Ohms. Je mets donc la main sur une résistance standard de 68Ohms mais cette fois en version 1/2 Watt et non plus 1/4 Watt.

J'en profite pour changer le régulateur. Au prix de ce composant, il est plus rentable de le changer que de tester celui qui est en place. Je change aussi les deux condensateurs de filtrage. En un mot, je change tout ce qui aurait été susceptible de générer un gros appel d'intensité, propre à faire 'fumer' la résistance, à moins que ce soit le TDA lui-même qui soit en défaut, mais dans ce cas, il me faudra trouver un nouveau circuit!

La résistance, le régulateur et les deux gros condensateurs changés.
Après cette intervention mineur et le remontage partiel de la machine, la sortie audio est de nouveau opérationnelle. Quelques heures de fonctionnement me permettront de valider la réparation, et de constater que la résistance chauffe bien un peu, mais sans plus, maintenant.

La carte de conversion dans son intégralité.
Il ne reste plus qu'à s'occuper du capteur de fermeture du tiroir pour finaliser la remise en état du lecteur. Je commande donc ce type d'interrupteur chez Farnell en prenant bien soin d'en choisir une version équipée d'un galet. Je ne sais pas encore de quelle façon je vais pouvoir adapter un tel interrupteur sur la mécanique du tiroir. Mais je me dis que je devrai plier son bras pour trouver le bon angle de détection. Je préfère donc commander de suite un système qui risquera le moins possible d'accrocher et de se bloquer.
Je commande donc ceci :

Il ne reste plus qu'à adapter ce 'truc' sur le mécanisme du tiroir.

Massacre à la tronçonneuse!!! Pour reprendre un titre bien connu... Après avoir trouvé ce qui me semblait être une bonne position pour ce contact, il m'a fallu retirer une partie en plastique sur le châssis du tiroir :

Il paraît que la série Mac Gyver devrait revenir sur les écrans!
Vous remarquerez aussi la courbure que j'ai fait prendre au levier de l'interrupteur, et de l'importance du galet notamment quand le tiroir s'ouvre!
Quelques points de colle à la cyanolite sur le support de l'ancien contact m'a permis de fixer très solidement ce nouveau détecteur. Après avoir ressoudé les fils concernés par l'opération, le mécanisme est de nouveau totalement fonctionnel. Histoire sans parole :


Et avec les bruits parasites magnifiés par le micro de l'appareil photo 'pas prévu pour ça'!

Pour ceux que cela intéresserait, une prise de vue de la mise en place de ce 'capteur de fin de course', effectuée sur le devant du lecteur CD :


Et maintenant... Il resterait à remettre en état la sortie audio à niveau réglable parce que celle-ci est en saturation complète. Mais je ne le ferai pas. La raison principale est que ce circuit se 'contente' de connecter un réseau de résistances d'atténuation au travers de switchs électronique CD4051. Quand on passe par des NE5532 pour traiter la sortie normale, il semble déraisonnable de 'bruiter' le signal audio au travers de circuits CMOS standards, on est censés être dans le domaine de la haute fidélité ici!

De plus, le circuit d'atténuation est monté sur un support céramique aux résistances 'imprimées'. Non, décidément, il est tout à fait inutile de s'occuper de cette sortie :


La machine est remontée et fonctionne maintenant parfaitement. Elle va remplacer un CD104 de Philips que j'avais précédemment réparé en remplaçant simplement la courroie d'ouverture/fermeture du tiroir et effectué quelques autres travaux de maintenance sans grande conséquence. Si cela vous intéresse, ce CD104 est en vente ici (à la date du 7 octobre 2015).

Et maintenant, un peu d'auto-publicité!

Parce qu'il m'arrive parfois d'avoir des questions sur les raisons de ce blog, de cet intérêt pour l'électronique et particulièrement l'électronique audio. A question compliquée, réponse simple : la passion.
A décorréler de préférence avec les études suivies et l'expérience professionnelle, même si ces deux aspects ne sont forcément pas très éloignés de mes centre d'intérêt.

L'audio numérique m'a amené à créer, par exemple, il y a déjà quelques décennies ce type d'appareil :

Home made...
Un convertisseur audio numérique 20bits. C'était en 1994, avec les moyens du bord, à une époque ou Orcad sans auto-routeur coutait une fortune et ou faire fabriquer ses circuit imprimés à l'unité en double face trous métallisés en France n'était pas donné!

Avec une alimentation séparée pour chaque étage!

Du haut de gamme de l'époque, toujours aussi réputé : DF1700P, YM3623B et DAC AD1762N. Je n'ai jamais testé la machine avec la version JN des AD1762. 21 ans plus tard, cet appareil fonctionne toujours, sans jamais avoir posé le moindre problème! Je vais pouvoir le comparer avec ce nouveau lecteur CD...

mardi 6 octobre 2015

Bien choisir sa formation...

En pérégrination dans un département étranger, je suis tombé par hasard sur une situation que je trouve assez représentative de la différence entrepreneuriale d'une part, et philosophique d'autre part, qu'il peut y avoir entre les U.S.A. et la France, notamment sur le sujet des hautes technologies et plus particulièrement celles d'avenir concernant l'énergie :


Il me fallait absolument savoir qu'elle était la borne électrique qui chargeait cette Tesla :


Il faut être franc, je me doutais de ce que j'allais découvrir : 


Evidemment : une Legrand!

Loin de moi l'idée de faire du 'France bashing'. Bien au contraire!!! 

Qu'il est rassurant de constater que l'innovation dans la haute technologie permet à la France d'être présente aussi sur ce créneau.
Et qui d'autre que Legrand aurait pu investir financièrement dans une telle technique?

Si vous êtes tenté par ce créneau pour vos études, au moment crucial choisissez bien votre voie. Ici, deux concepts d'entreprise et surtout deux organisations de société civiles se font face : à vous de voir!

21 mars 2016 : la rente sur la mobilité électrique se met doucement mais surement en place en France! 
Spie va installer 882 bornes de recharge de véhicules électriques dans 5 départements.

Source boursier.com 21 mars 2016.